lundi 30 mars 2015

Soirées Bonnard et Montmartre, les lieux de légende

Tout d’abord, un grand merci à ceux qui sont venus à la librairie L’Art de la joie vendredi dernier. C’était très sympa et chaleureux, j’étais ravi de vous y voir. Pour les autres, il y aura d’autres possibilités, si le cœur vous en dit… Tout d’abord le mercredi 8 avril à L’Arbre à Lettres du XIVe où nous saluerons la parution des Observations sur la peinture de Bonnard.



Puis, le jeudi 21 mai, à la Librairie d’Odessa, 20 rue d’Odessa 75014 Paris (horaire à définir, mais ce devrait être vers 19h… Puis le jeudi 11 juin à la librairie La Belle Lurette, 26 rue Saint-Antoine 75004. Puis peut-être à L’Œil écoute, boulevard du Montparnasse, voire à Comme un roman, dans le Marais, tractations en cours !

Entretemps, mon livre Montmartre, les lieux de légende sera sorti… Parution prévue le 15 mai. Les promenades débuteront le samedi 23 mai à la librairie des Abbesses, chez Marie-Rose Guarnieri (mon ancienne directrice ! belle fidélité, non ?), puis le samedi 30 à l’Atelier 9 rue des Martyrs, le dimanche 14 à L’Attrape-cœur et enfin le samedi 20 juin à partir de la Librairie de Paris, place Clichy. Inscription obligatoire, renseignements à suivre sur le site des Editions Parigramme.

En avant première, pour vous, la couverture :



Par ailleurs, enfin vu l’exposition Bonnard du Musée d’Orsay ! Une merveille… Aux œuvres connues s’ajoutent des tableaux beaucoup plus rares, comme cette salle de bain provenant d’une collection privée, dont je n’ai pas le souvenir de l’avoir vue en reproduction auparavant…



Et puis la sublime :



Beaucoup de choses à dire, que je vais essayer de tailler en petites tranches de blog, à partir de demain, j’espère… Mais en attendant, allez-y, c'est une explosion de lumière, de couleurs, de joie qui n'ignore pas la corde grave...

dimanche 15 mars 2015

Bonnard, jardins secrets

J’ai le grand plaisir de vous annoncer que mon Bonnard, jardins secrets vient de paraître aux Éditions de La Table Ronde, en format poche, collection « Petite vermillon ».


Je vous livre ici le prière d’insérer :
Pierre Bonnard (1867-1947) a été le témoin de toutes les avant-gardes, des nabis aux surréalistes, en passant par les fauves et La Revue blanche ; il a tout vu, participé parfois, sans jamais se laisser assujettir. Il invente sa liberté, dans sa vie comme dans son travail. Être de la sensation, sa peinture est une explosion de couleurs. Sur le motif, il saisit tout en un éclair et retourne peindre de mémoire à l’atelier, ce qu’il est l’un des rares à savoir faire. Scènes de rue, portraits, paysages, et des nus, des centaines de nus. Dans un même tableau, il sait mettre en scène l’intime intérieur et la luxuriance du jardin.
Profondément libre, non conformiste, mais dénué d’arrogance, cet homme d’allure austère est un ami de Jarry : il chante la « Chanson du décervelage » et lui confectionne des pantins pour son théâtre. Alors que ses toiles se vendent bien, cet artiste d’origine bourgeoise les laisse partir à moindre prix et mène une existence modeste.
Mais le plus singulier chez ce peintre de la féminité est son rapport aux femmes : la troublante Misia, l’énigmatique Renée, et la très mystérieuse Marthe, la compagne de sa vie, qu’il photographie et peint inlassablement, nue, comme pour dévoiler ce qu’elle lui cache. Et sa peinture, aussi sensuelle, aussi apparemment simple soit-elle, s’avère travaillée de jeux de miroirs et de perspectives renversées, de part en part codée.

 
Marthe dessinée par Bonnard dans un de ses agendas

Le livre est accompagné d’un joli cahier photo, où l’on voit l’artiste au travail, ou en compagnie de Ker-Xavier Roussel à Venise (photo prise par Vuillard lors de leur voyage dans la Sérénissime), des dessins (notamment un très joli de Marthe, sa femme) et une superbe photo du mur de l’atelier  par Brassaï, mise en scène quotidienne de la constellation qui anime le peintre… J’y reviendrai bientôt.


L’exposition Pierre Bonnard. Peindre l’Arcadie s’ouvre mardi 17 mars pour se clore le 19 juillet prochain.

Marthe dessinée par Bonnard, coll. particulière


Pour ma part, mes consœurs Florence Lorrain et Virginie me font l’amitié de m’inviter à leur librairie L’Art de la joie
142 rue Saint-Charles 75 015
le vendredi 27 mars à 19h30.
Si le cœur vous en dit, j’aurai la joie de vous y retrouver pour discuter de Bonnard autour d’un verre.



Pour celles ou ceux qui ne connaissent pas encore cette librairie, vous trouverez plus bas un petit plan.
Je vous tiens au courant sous peu des autres manifestations, et à bientôt !





jeudi 1 janvier 2015

Braque à l'hôtel Roma

Après une trop longue interruption, je reprends l’animation de ce blog. Il faut dire que l’automne a été chargé, avec la fin du travail pour Montmartre, les lieux de légende, à paraître au printemps chez Parigramme, et l’écriture intense d’une petite vie de Bonnard, Bonnard, jardins secrets, à paraître en mars aux éditions de la Table Ronde, directement en format poche, dans la collection « la petite Vermillion ». Ce dernier livre accompagnera la tenue d’une grande exposition Bonnard à la mi-mars au Musée d’Orsay. J’aurai bien sûr l’occasion d’y revenir sous peu.

Mais aujourd’hui, afin de renouer le fil, un petit extrait du livre à venir, concernant une adresse peu connue, mais qui a eu son importance : l’hôtel Roma (actuellement Hôtel Roma Sacré-Cœur), où le peintre Georges Braque a vécu et travaillé pendant un an et demi.
La façade de l'hôtel Roma (actuellement Roma-Sacré-Cœur), côté rue Caulaincourt.
La chambre-atelier de Braque donnait de l'autre côté, tout en haut.


Nous sommes au début de l’année 1913. Depuis l’automne précédent, Picasso est désormais à Montparnasse, boulevard Raspail. Braque quitte l’impasse Guelma pour installer ici son atelier.

La petite chambre de Braque, modernisée

Kahnweiler se souvient : « L’atelier de Braque se trouve dans un hôtel de Montmartre. D’innombrables marches, des femmes en combinaison viennent chercher leur eau chaude… Tout en haut, il y a l’atelier. Une cage de verre, un phare, une clarté lumineuse. Tout autour, un balcon qui domine Paris. Des œuvres en grand nombre, peintes, collées, reliefs en bois, en papier ou en carton. Beaucoup de petits objets aux murs et sur les tables. Braque travaille en chantant comme un peintre en bâtiment. À l’aide de jumelles, il montre aux visiteurs la ville d’Argenteuil, berceau de sa famille, située à flanc de colline au loin ». Argenteuil, sa ville natale.
Vue de la "lanterne", le balcon de Braque, vers l'Est de Paris

 
Vue du balcon vers le Nord-Ouest parisien et sa banlieue, notamment Argenteuil où le peintre est né
Mais les visiteurs sont peu nombreux ; Braque n’aime pas être dérangé. Un jour, il n’ouvre même pas la porte à son père venu de Normandie lui rendre visite ! Mais le travail avant tout.


En février 1914, Braque façonne une étonnante petite construction en papier qui est comme l’érection en trois dimensions de ses papiers collés. De son côté, Picasso a réalisé une installation Construction au joueur de guitare, qui s’intègre à l’atelier : un tableau accroché au mur, tableau duquel sortent deux bars de papier tenant comme pour en jouer une vraie guitare, suspendue au plafond. Braque, lui, place son installation dans un coin de mur de sa chambre d’hôtel, une sorte de tablette soutenant une bouteille de papier journal sur lequel on voit ressortir le mot ART, divers cylindres, un journal. Il ne subsiste de cette œuvre que cette photographies prise par Kahnweiler en février 1914.


La sculpture-installation de Braque photographiée par son galeriste Kahnweiler

Le coin de la chambre où se trouvait la sculpture-installation de Braque


A tous, une très belle, lumineuse, artistique, poétique année 2015. 

vendredi 3 octobre 2014

Rencontre avec Pascal Quignard, Mourir de penser, 25 septembre 2014

Pour ceux qui ont eu le privilège d'assister à la soirée du 25 septembre dernier à L'Arbre à Lettres et rencontrer Pascal Quignard, qui présentait son dernier ouvrage, Mourir de penser, voici un petit film-souvenir, réalisé par notre ami Jérôme Noël. Et pour les autres, faute de pouvoir inverser la flèche du temps, une petite plongée dans ce que fut cette soirée.

jeudi 10 juillet 2014

Yoyo Maeght à L'Arbre à Lettres




Evénement de taille ce soir à L'Arbre à Lettres : Yoyo Maeght revient dans son ancien quartier (le nôtre) pour signer son livre à L'Arbre à Lettres. Nous sommes ravis de retrouver notre ancienne voisine et de fêter ensemble la sortie de ce beau et passionnant ouvrage, dont l'histoire s'inscrit aussi dans le quartier Daguerre : la fameuse imprimerie Arte est toujours là, en fond de cour, tout près...
Le livre est passionnant. Nous découvrons cette famille hors-norme, originale, un peu folle... et follement libre. Trois générations de goût, de flair, d'aventures...
Aimé Maeght est d'abord un ouvrier lithographe qui travaille avec Bonnard et Matisse. Il crée sa galerie en 1945 et exposera les principaux artistes du XXe siècle : Braque, Calder, Miró, Chagall, Giacometti, Chillida, Léger, Tàpies... qui deviennent des amis, au même titre que Prévert, Char, Malraux, Sartre ou Genet...
Sur la photo de couverture, on voit la petite Yoyo en compagnie de Prévert et de Picasso, au Musée Picasso d'Antibes en 1963. 
Yoyo en compagnie de Miró

Venez donc ce soir, malgré la pluie : Bonnard et Miró vous illumineront...
Je pique ce Miró à Yoyo, sur sa page Facebook
Vitrine à L'Arbre à Lettres, réalisation Florence Maeght 


La vitrine, autre angle...






jeudi 26 juin 2014

Jim Fergus sur Chrysis, le film

Vous avez peut-être déjà lu mon petit rapport sur la rencontre à L'Arbre à Lettres, le 12 juin dernier, de Jim Fergus avec ses lecteurs à propos de Chrysis, cette artiste de Montparnasse, affranchie et talentueuse. Jérôme Noël était présent, fidèle, et a filmé pour vous quelques moments de cette très belle soirée.
Pour voir le film de Jérôme Noël sur Jim Fergus à L'Arbre à Lettres
https://www.youtube.com/watch?v=LE0ImymMuK0